CHEMINOTS 59/62 Collectif PCF

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lundi 26 novembre 2007

Première critique du dernier rapport du COR : La loi Fillon est un échec : continuons, disent-ils !

Première critique du dernier rapport du COR : La loi Fillon est un échec : continuons, disent-ils ! Tous ensemble contre les 41, 42 annuités, contre la retraite à 61, 62 voire 67 ans ! Le 5e rapport du COR prépare l’offensive de Sarkozy contre nos retraites

Le 5e rapport du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), rendu public le 22 novembre, actualise le rapport de janvier 2007. Son objectif est de préparer la conférence tripartite (Etat, syndicats, patronat) de 2008 et l’offensive de Sarkozy contre nos régimes de retraite.

Ce rapport confirme qu’à l’horizon 2050, les prévisions catastrophistes qui avaient présidé à la réforme de 2003 ne sont plus de mise : au lieu de reculer de 2 200 000 personnes entre 2015 et 2050, la population active devrait rester stable.

A court terme, par contre, le rapport ne peut que constater la dégradation de l’équilibre financier des régimes de retraites par répartition.

Aux regards de ses objectifs avoués : la loi Fillon est un échec

La loi Fillon, votée en 2003, s’était fixée pour objectif d’équilibrer le financement des régimes de retraites, sans diminuer le montant des retraites mais en amenant les salariés à différer leur départ en retraite.

Ce départ différé devait, mécaniquement entraîner une hausse de la masse des cotisations retraites (les salariés restant au travail) et une baisse de la masse des pensions versées (les salariés n’étant pas à la retraite). En 2006, la masse des cotisations a été surestimée de 1 milliard et celle des pensions de 1,5 milliards d’euros. C’est donc un constat d’échec pour la loi Fillon.

La loi Fillon n’a rien changé à l’âge effectif des départs en retraite

Le COR constate « L’hypothèse d’un recul des âges de départ à la retraite dans le secteur privé lié à la réforme de 2003 ne s’est pas vérifiée ». En effet, la fréquence des départs en retraite à 60 ans s’est accélérée et le nombre de départs anticipés pour carrière longue a été plus important que prévu.

Le raisonnement sur lequel est bâtie la loi de 2003 s’avère donc totalement erroné. Selon ce raisonnement, les salariés seraient « libres » de faire le choix de partir ou de ne pas partir en retraite dès l’âge de 60 ans. Il suffisait donc, une fois augmentée la durée de cotisation, de manier habilement la carotte et le bâton pour amener ces salariés à différer leurs départs en retraite. Manier la carotte en augmentant les bonifications (la surcote) pour ceux qui resteraient au travail tout en ayant le nombre de trimestres de cotisation leur permettant d’obtenir une retraite à taux plein. Manier le bâton en augmentant les pénalités (la décote) pour ceux qui partiraient avant d’avoir tous ces trimestres.

Mais tout ce château de sable s’écroule dès qu’il est confronté à la réalité sociale.

La très grande majorité des salariés du secteur privé (60 % selon le COR) n’ont aucune possibilité de choisir de rester au travail ou de partir en retraite pour la bonne et simple raison qu’ils ne sont plus au travail au moment de leur départ en retraite. Ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. Le patronat continue, en effet, à licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans.

Quant au 40 % de salariés qui sont encore au travail lorsqu’ils arrivent à 60 ans, très peu ont le choix de rester au travail. Pour la très grande majorité, c’est la retraite ou, dans le meilleur des cas, le « licenciement pour motif personnel ». Les patrons ne veulent surtout pas de salariés de plus de 60 ans.

De toute façon (le succès des retraites anticipées pour carrière longue l’indique clairement), les salariés qui ont réellement le choix se hâtent de prendre leur retraite dès qu’ils le peuvent. Les conditions de travail sont de plus en plus insupportables pour tous et en premier lieu pour les salariés âgés. Ce constat est valable pour le secteur privé mais aussi pour la fonction publique où la « surcote » n’a obtenu aucun succès.

La dégradation continuelle des conditions de départ en retraite dans le régime général comme dans les régimes complémentaires (1993, 1996, 2003, 200) va dans le même sens et incite les salariés (dans le privé comme dans le public) à prendre leur retraite le plus tôt possible.

Tout en admettant l’inefficacité de la loi Fillon et en reconnaissant que la majorité des salariés n’a pas le choix puisqu’ils ne sont plus au travail au moment de prendre leur retraite, le COR propose d’aller encore plus loin dans l’absurde et ne remet nulle part en question le passage de 40 à 41 annuités de cotisation entre 2009 et 2012. !

L’emploi des « seniors » n’augmente pas

Le COR constate que le taux d’emploi des 55-64 ans est moins élevé en France (37,8 %) que dans l’ensemble de l’Union européenne (42,5 %). Il ne s’interroge pas pour autant sur ce que signifie la vie quotidienne d’un retraité du Royaume-Uni. Il ne cherche pas à savoir pourquoi tant de retraités britanniques sont obligés d’accepter des « petits boulots » passés 70 ans.

Il constate, cependant, que le « Plan national » pour l’emploi des « seniors » ne semble pas, « à ce jour, avoir infléchi les comportements des salariés et des employeurs ». En l’occurrence, il s’agit avant tout du comportement des employeurs qui continuent à licencier à la même cadence les salariés de plus de 50 ans et qui, au nom de la rentabilisation, rendent les conditions de travail de plus en plus insupportables pour les salariés âgés. La pièce maîtresse de ce dispositif a fait long feu. L’instauration, en effet, d’un « contrat vieux », un CDD d’une durée maximale de 18 mois renouvelable une fois pour les chômeurs de plus de 57 ans a connu un échec magistral : 40 contrats de ce type en tout et pour tout en 2006 ! On ne peut, d’ailleurs, que s’en féliciter car ces contrats ne font qu’accroître la précarité des salariés âgés.

Le COR propose de diminuer les indemnités de départ en retraite, et de faire sauter l’âge butoir de 65 ans. Cette dernière mesure est une attaque contre des centaines de milliers de salariés, en très grande majorité des femmes, qui n’ont pas de carrière complète mais qui peuvent à 65 ans bénéficier d’une retraite à taux plein. Il propose également de supprimer le droit à la retraite à 60 ans, ouvrant ainsi le passage aux exigences du Medef de différer ce droit à 61 ou 62 ans. Cette disposition vise à empêcher de partir à la retraite à 60 ans les personnes qui disposent de la totalité de leurs annuités. Il leur faudra, malgré cela, attendre 61 ou 62 ans.

Il n’est pas possible, de toute façon, de séparer l’emploi des salariés âgés de celui de l’ensemble des salariés et notamment des jeunes. Il n’est pas possible de voir la société uniquement à travers le prisme des retraites. Encore faut-il se poser la question de savoir pourquoi il faudrait obliger à travailler plus longtemps des centaines de milliers de salariés âgés alors que des centaines de milliers de jeunes ne trouvent pas d’emploi.

Le niveau des retraites continue à se dégrader

Le COR estime que le taux de remplacement net global à la liquidation de la retraite diminuera, pour les salariés du privé, de 10 points entre la génération née en 1938 (retraite à 65 ans en 2003) et celle née en 1985 (retraite prise en 2050).

Il estime également que si les accords Agirc-Arrco de 2004 étaient maintenus, ce taux de remplacement diminuera de 20 points. Ainsi pour un salaire de 1000 euros (constants), le montant de la retraite qui aurait été de 830 euros en 2003 ne serait plus que de 630 euros en 2050.

Mais ces calculs ne sont pas complets. Ils reposent sur l’hypothèse que les salariés seront encore au travail à 65 ans. Ce qui dans l’état actuel des politiques patronales est une absurdité. C’est donc à un recul beaucoup plus important qu’il faut s’attendre : surtout si la durée de cotisation continue à augmenter. La durée moyenne d’une carrière dans le secteur privé est inférieure à 37 ans. Tant que cette durée n’aura pas évolué : augmenter la durée de cotisation, au-delà de 37,5 annuités, reviendra à réduire le montant des retraites. Tout le restant n’est qu’hypocrisie.

Le but réel de la réforme Fillon est en passe d’être atteint

Cette chute vertigineuse du montant des retraites est bien évidemment le but réel de la réforme Fillon. Cette réforme n’est absurde qu’au regard de son objectif avoué : augmenter la durée de cotisation pour maintenir le niveau des retraites.

La loi Fillon est parfaitement rationnelle si l’on considère son objectif réel : diminuer le montant des retraites pour ne pas augmenter la part patronales des cotisations retraites et pour faire une large place au soleil à l’épargne salariale et aux fonds de pension.

La Droite et le Medef sont sur la bonne voie. Mais cela ne va pas encore assez vite pour eux. Ils veulent donc encore allonger la durée de cotisation pour diminuer encore plus le montant des retraites.

L’équilibre financier des régimes de retraite est loin d’être hors de portée

Les besoins de financement des retraites à l’horizon 2020 représentent 24,8 milliards d’euros (constants). L’équilibre des régimes de retraite n’est donc pas un véritable problème.

Pour s’en convaincre, il suffit, tout d’abord, de rapprocher ce chiffre de 24,8 milliards d’euros des 15 milliards d’euros de cadeau fiscal que vient de faire Sarkozy aux ménages les plus riches.

Il suffit, ensuite, de mettre en lumière une donnée que le COR se garde bien de dévoiler : avec une croissance moyenne de 1,7 % par an, en 2020, le PIB de notre pays aura augmenté de prés de 30 %. Cela représente (en euros constants, hors inflation) un accroissement de la richesse nationale de 410 milliards de francs. Qui peut affirmer qu’avec un tel accroissement de richesse il ne serait pas possible de trouver moins de 25 milliards d’euros pour équilibrer les régimes de retraites. Cela n’empêcherait ni l’augmentation des salaires directs, ni le financement de la Sécurité sociale, ni les investissements productifs… Cela éviterait simplement que le patronat confisque, comme il en a bien l’intention, la part de cette augmentation de richesse qui revient aux retraités.

__Le COR constate lui-même qu’il y a trois possibilités pour équilibrer les retraites en 2020 : Soit diminuer le montant des retraites de 20 % ; soit relever l’âge de départ en retraite d’un peu plus de 3 années supplémentaires ; soit augmenter de 4,5 points les cotisations retraites.__

Comment se fait-il que cette 3ème possibilité ne soit jamais soumise au débat ? Cela correspondrait à une augmentation des cotisations annuelles de 0,34 points des cotisations retraites. A raison de 0,24 point pour la part patronale, afin de commencer à rééquilibrer le partage de richesse, et de 0,10 point pour la part salariale, qui peut nier que pour la grande majorité de la population, cette solution est mille fois préférable aux deux autres options ?

C’est à tout le salariat que Sarkozy s’attaquera en 2008

Ce rapport du COR avec lequel la CGT, FO, la FSU et Sud ont pris leur distance prépare le rendez-vous de 2008 (Etat, syndicats, patronat) qui devra négocier les suites à donner aux mesures prises en 2003 par la loi Fillon.

Nous savons à quoi nous attendre, le COR nous a prévenu : allongement de la durée de cotisation, accentuation des décotes, fin des départs anticipés pour carrière longue, diminution des primes de départ en retraites, « emplois-vieux » encore plus précaires, suppression du droit à la retraite à 60 ans, suppression de l’âge-butoir de 65 ans…

Mais ce coup-ci, c’est à l’ensemble du salariat que Fillon se heurtera : le privé, la fonction publique, les régimes spéciaux. C’est donc une riposte d’ensemble qu’il faut préparer pour faire ravaler à la Droite non seulement ces projets pour 2009 mais tout ce qu’elle nous a imposé depuis 1993. C’est à ce prix uniquement que les revenus de la grande majorité des retraités ne seront pas sous le seuil de pauvreté dans 20 ou 30 ans.

__Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche, le 25 Nov 2007 __

jeudi 7 juin 2007

C’est la résolution à combattre la droite qui doit mobiliser la gauche

A quelques jours du premier tour des élections législatives, rien n’est joué. Près d’un électeur sur trois n’a pas encore fait son choix, ce sont donc les hommes et les femmes de gauche, toutes celles et ceux qui ne résignent pas à ce que la droite ait les pleins pouvoirs, qui ont en main les clés du scrutin.

Malgré les prévisions catastrophiques des sondages, largement relayées par les médias, la mobilisation de tous les hommes et femmes de gauche peut permettre, partout en France, l’élection de nombreux députés communistes et donc de nombreux députés de gauche.

En résistant sur le terrain, en gagnant partout où c’est possible face à la droite, la gauche pourra plus facilement résister aux projets de la droite, comme la création d’une franchise sur le remboursement de tous les soins médicaux. Elle pourra également porter l’ambition d’une gauche sans concession, capable d’apporter des réponses fortes pour contrer les projets de la droite.

C’est la résolution à combattre la droite qui doit mobiliser la gauche

Dès ces élections législatives, en allant voter, les électrices et électeurs de gauche peuvent envoyer un double message : d’abord, ne pas donner tous les pouvoirs à la droite. Ensuite, dire clairement que la gauche qu’ils attendent se démarque bien de la politique de la droite et du centre et n’ait pas d’autre priorité, pour ces cinq prochaines années, que de défendre efficacement les salariés, les jeunes et les retraités.

C’est la résolution à combattre cette droite arrogante et décomplexée qui doit mobiliser, la gauche, toute la gauche.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 5 juin 2007.

vendredi 1 juin 2007

« Travailler plus pour gagner moins ». Le vote communiste pour faire barrage à la démagogie !

Le projet de défiscalisation des heures supplémentaires révise dans les grandes largeurs le mot d’ordre de campagne de Sarkozy. C’était prévu. Mais ce n’était pas dit. Il s’agissait alors de faire croire aux électeurs qu’on allait leur bricoler une solution qui permettrait d’améliorer leur niveau de vie sans qu’il soit nécessaire de faire le siège des grandes sociétés ou de changer un système qui étrangle trop de PME. Bien sûr, cette mesure dont le président avait fait un emblème de sa campagne peut sembler plus indolore que l’instauration de la franchise médicale qui va rendre la santé payante pour l’immense majorité des salariés modestes. Elle risque néanmoins d’avoir des conséquences tout aussi désastreuses.

Trois économistes, qui soutiennent par ailleurs le système libéral, ont rendu un rapport au Conseil d’analyse économique qui en fait la démonstration.

Premier défaut, cette mesure va tout de suite frapper les Français au porte-monnaie. « Un risque de coût exorbitant pour les finances publiques » notent les experts. Conséquence : ces sommes seront prélevées sur les budgets publics et donc sur des dépenses utiles socialement.

Deuxième inconvénient, les entreprises vont préférer payer des heures supplémentaires puisqu’elles coûteraient moins que d’embaucher des salariés. Déjà les heures supplémentaires représentent 680 000 postes à temps plein. A ces gros dégâts sur les chiffres de l’emploi s’ajouterait une pression sur l’ensemble des salaires. Les chefs d’entreprise écraseraient le niveau normal des rémunérations en menaçant de recourir aux heures supplémentaires. Or c’est notamment le faible niveau des revenus qui fait stagner la croissance aujourd’hui.

Enfin cette mesure abaisserait le coût du travail pour les grandes entreprises qui accumulent de faramineux profits et réduirait aussi les droits sociaux. Une grande partie des heures supplémentaires n’est pas payée à l’heure actuelle ; alors demain, si elles se multiplient...

De surcroît, les salariés ont rarement la possibilité de décider de leurs horaires. C’est l’employeur qui fixe les règles du jeu avec, si le projet de Sarkozy l’emporte, plus de cartes encore dans son jeu.

Résumons les données du problème avant que chacun choisisse ses députés :

  1. les Français sont les salariés les plus productifs au monde ;
  2. notre pays est aussi une zone de bas salaires avec une majorité de feuilles de paie inférieures à 1300 euros ;
  3. les profits des grandes sociétés explosent et les dividendes versés aux actionnaires progressent encore plus vite ;
  4. le chômage, même dissimulé par les radiations et l’extension de la précarité, demeure important.

Tout cela serait amplifié par la defiscalisation des heures supplémentaires et par la réduction du versement des cotisations aux régimes de Sécu et de retraite: la voie royale pour les assurances privées et les fonds de pensions américains jouant en bourse contre l'intérêt des salariés et de l'emploi utile.

Faut-il alors aggraver l’addition en portant au Palais Bourbon une majorité UMP si écrasante qu’elle empêcherait que les salariés trouvent un écho de leurs luttes et de leurs revendications au coeur de l’Assemblée ?

Sarkozy, en choisissant Le Havre qui compte un député communiste pour s’engager dans la campagne des législatives, a désigné l’obstacle sur sa route...

vendredi 18 mai 2007

GUY MOQUET: Fils de Cheminot Communiste

COMMEMORER RESTE UNE NECESSITE POUR NE PAS OUBLIER POURQUOI LES GUERRES ONT COMMENCE !!!Guy_Moquet_01.jpg

Guy Môquet (né à Chanteloup dans la Manche en 1924 et mort le 22 octobre 1941) est un militant communiste qui figure parmi les otages fusillés du camp de Châteaubriant.

Le père et l'oncle : Prosper et Henri Môquet

Guy Môquet était le fils d'un cheminot, député communiste du XVIIe arrondissement de Paris Prosper Môquet. Le parti communiste ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté dans l'un des camps de concentration français en Algérie. Le frère de Prosper, Henri était concierge au siège du parti communiste. À la fin de l'été 1940, il est intégré dans le dispositif clandestin du parti.

Biographie

Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes. Après l'occupation de Paris par les Allemands et l'instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande ardeur militante pour coller des papillons dans son quartier dénonçant le nouveau gouvernement et demandant la libération des internés. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu'il révèle les noms des amis de son père.

Guy_Moquet_02.jpgEmprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré malgré son acquittement au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d'autres militants communistes.

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes « pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français » : 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et donnent leur vie en s'écriant « vive la France ! ». Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00. Article détaillé : Représailles après la mort de Karl Hotz.

Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Le jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, fut traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survécut que quelques jours.

La dernière lettre de Guy Môquet est une lettre d'adieu destinée à sa famille proche.

Texte intégral Cliquer sur cette photo ci-contre

   « ... Je vais mourir !  Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
   Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! ... » Guy_Moquet_03.jpg

Hommages

En hommage, une rue et une station du métro parisien portent son nom depuis 1946. De nombreux autres équipements municipaux ou rues à travers la France sont baptisées du nom de Guy Môquet, comme un lycée à Châteaubriant. La municipalité de Nantes, a renommé une artère le Cours des 50-Otages après la guerre. Louis Aragon lui a dédié, avec trois autres résistants (Gabriel Péri, Honoré d'Estienne d'Orves et Gilbert Dru, soit deux chrétiens et deux communistes), son poème La rose et le réséda, qui contient les célèbres vers : « Celui qui croyait au Ciel / Celui qui n'y croyait pas ».

Bibliographie

   * Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse, Éditions Sociales, 1972 (ISBN 2209053722)
   * Pierre-Louis Basse, Guy Môquet, une enfance fusillée, Stock, 2000 (ISBN 2-234-05271-8)
   * Articles « Prosper Moquet », « Henri Môquet », « Charles Michels », « Jean-Pierre Timbaud » ; du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (le Maitron), Éditions Ouvrières
   * Lettres des fusillés de Châteaubriant, Amicale de Châteaubriand Voves-Rouillé, 1989

mercredi 16 mai 2007

SIgner la pétition: Appel contre la franchise sur les soins de Sarkozy. Le vote pour les députés communistes sera un véritable appui !

« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

Pour la pétition en ligne cliquer ci-contreP_tition_en_ligne_bis.jpg

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ». La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique. Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.

mercredi 9 mai 2007

Marie George BUFFET: "j’appelle à un sursaut des forces vives de la gauche!"

HD100507.jpgMarie George BUFFET: J’appelle à un sursaut des forces vives de la gauche pour faire des élections législatives une réaction à la défaite très lourde que nous venons de subir. Il ne faut pas laisser tous les pouvoirs entre les mains de Nicolas Sarkozy. Il faut que toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à la riposte puissent faire front ensemble pour élire le plus grand nombre possible de députés résolus à s’opposer à la droite.

J’appelle les électrices et les électeurs de gauche, dans ce cadre, à élire de nombreux députés présentés ou soutenus par le Parti communiste. Elles, ils seront, avec un groupe parlementaire, une force indispensable de résistance à la droite, et autant de points d’appui essentiels au soutien des luttes et des mobilisations sociales.

lundi 7 mai 2007

Déclaration de Marie-George Buffet consécutive au 2ème tour des élections présidentielles

Cheminots_MGB.jpgAujourd’hui les françaises et les français ont voté massivement. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République.

En cet instant, je pense surtout à celles et à ceux qui sont les premiers menacés par les projets du nouveau Président de la République. Je pense aux salariés qui s’épuisent au travail sans en retirer les moyens de vivre dignement, aux retraités, aux jeunes des milieux populaires, à toutes les victimes des inégalités et des discriminations, aux chômeurs et aux précaires. Je veux leur dire que les communistes seront à leurs côtés. Partout, sur tous les terrains, nous prendrons avec elles et avec eux les initiatives permettant de faire face avec détermination et responsabilité.

Je veux dire ensuite aux femmes et aux hommes de gauche, aux démocrates, que je partage ce soir leur désarroi, leur amertume et leur très grande inquiétude.

Je le dis avec solennité : l’élection du président de l’UMP, et le grave échec de la gauche, constituent une véritable catastrophe politique. Pour la première fois depuis la Libération se trouve porté aux plus hautes responsabilités de l’Etat un homme qui a repris à son compte la plupart des grands thèmes politiques de l’extrême droite et qui porte ouvertement le programme économique et social ultra-libéral du Medef. Notre système social, déjà très abîmé par des années de politiques libérales, nos droits démocratiques sont en danger. Il faut se rassembler pour faire barrage à la politique que la droite va vouloir mettre en oeuvre. J’appelle, dans l’urgence, à une mobilisation de toutes les forces de gauche pour organiser la riposte.

Le Parti communiste ne baissera pas les bras. Partout, dans les villes, les quartiers et les entreprises, ses militantes et ses militants, ses élu-e-s municipaux, départementaux et régionaux, ses parlementaires seront aux côtés de notre peuple pour s’opposer à la casse sociale et aux atteintes aux libertés. Face à toutes les attaques, elles, ils travailleront sans relâche au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui ont le progrès social au cœur, de tous les démocrates pour organiser la vigilance et la lutte.

Dès ce soir, j’appelle à un sursaut des forces vives de la gauche pour faire des élections législatives une réaction à la défaite très lourde que nous venons de subir. Il ne faut pas laisser tous les pouvoirs entre les mains de Nicolas Sarkozy. Il faut que toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à la riposte puissent faire front ensemble pour élire le plus grand nombre possible de députés résolus à s’opposer à la droite.

J’appelle les électrices et les électeurs de gauche, dans ce cadre, à élire de nombreux députés présentés ou soutenus par le Parti communiste. Elles, ils seront, avec un groupe parlementaire, une force indispensable de résistance à la droite, et autant de points d’appui essentiels au soutien des luttes et des mobilisations sociales.

Au-delà, je veux dire que la défaite de Ségolène Royal ce soir, après celle de 2002, pose à toute la gauche des questions cruciales. L’importance du résultat de Nicolas Sarkozy montre qu’il a réussi à rendre crédibles au delà-même de l’électorat de droite, dans leur brutalité, les réponses qu’il apporte aux problèmes de notre société. L’échec de la gauche révèle à l’inverse l’exigence de faire vivre les valeurs d’égalité, de liberté et de justice sociale dans un projet politique en prise avec l’Europe et le monde dominés par le capitalisme financier globalisé.

Cet échec est celui de chacune des forces qui composent la gauche. Elles sont toutes placées – le Parti communiste aussi – devant leurs responsabilités pour en comprendre les raisons et reconstruire l’espoir en ouvrant une véritable perspective de changement. Je suis fermement décidée à m’y engager.

Plus que jamais, notre peuple a besoin d’une grande force de résistance et de proposition. J’appelle toutes celles et tous ceux qui veulent s’engager dans les batailles à venir à rejoindre le Parti communiste français.

dimanche 29 avril 2007

6 MAI : UTILISONS LE BULLETIN DE VOTE SEGOLENE ROYAL ET DES LE LENDEMAIN POURSUIVONS NOTRE COMBAT POUR DES AVANCEES SOCIALES CONCRETES

"extrait de le résolution du conseil national du PCF"

Le Parti communiste confirme avec lucidité, et sans aucune hésitation, l’appel que Marie-George Buffet a lancé dès le 22 avril au soir, à voter et faire voter Ségolène Royal : Nicolas Sarkozy est un homme dangereux qui a délibérément choisi de reprendre les thèses insupportables du FN afin de devenir le candidat de la droite et de l’extrême droite. Il doit absolument être battu.

Il appelle les communistes à ne pas relâcher leur effort.

Tout doit être fait, jusqu’au 6 mai, pour battre la droite et l’extrême droite. C’est vital pour notre peuple qui subirait sans cela durant cinq ans la politique ultra-libérale d’une droite décidée à en finir une fois pour toutes avec notre système social.

Nous inscrirons ces efforts dans la perspective, pour les législatives et au delà, d’une véritable alternative de gauche. C’est possible.

Tout au long de la campagne, nous avons pu mesurer combien les attentes qui se sont manifestées puissamment dans les luttes contre les réformes Raffarin, dans la campagne contre la constitution libérale de l’Europe ou pour arracher le retrait du CPE sont toujours présentes et attendent des réponses de la gauche.

Quel qu’ait été leur vote le 22 avril, des millions de femmes et d’hommes aspirent à une véritable politique de gauche, rompant enfin avec les logiques libérales.

6 MAI : UTILISER LE BULLETIN DE VOTE SEGOLENE ROYAL ET DES LE LENDEMAIN POURSUIVONS NOTRE COMBAT POUR DES AVANCEES SOCIALES CONCRETES

mercredi 25 avril 2007

Le 6 mai : Faire dérailler et battre Sarkozy pour éviter le pire

Les premières mesures annoncées sont emblématiques de ce projet. Dès cet été : l’instauration d’un « service minimum garanti en cas de grève », la création de peines planchers pour les récidivistes et la réforme de l’ordonnance de 1945, de nouvelles lois contre l’immigration et le regroupement familial, la fin des 35 heures et l’exonération de charges sur les heures supplémentaires. Le signe est fort et sans ambiguïté : l’élection de Sarkozy inaugurerait un quinquennat de combat – contre les syndicats, contre les salariés, contre les migrants, contre les jeunes, contre les pauvres.

Battre_Sarko_01.jpgAvec lui le pire est certain !

Au-delà, son programme,

- C’est le droit quasi-illimité des patrons d’exploiter les salariés, avec la mise en place d’un contrat de travail unique copié sur le CNE ; l’augmentation du temps de travail au nom du principe « travailler plus pour gagner plus » (pas de hausse du SMIC et exonération des heures supplémentaires que je viens d’évoquer) ; l’obligation d’activité pour les bénéficiaires de minima sociaux.

- C’est la France transformée en « paradis fiscal », avec la suppression des droits de succession et, dans les faits, de l’ISF ; l’allègement de la taxe professionnelle ; la multiplication des zones franches…

- C’est la casse comme jamais des services publics et de la protection sociale, avec de nouvelles privatisations ; le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (c’est-à-dire, d’ici à 2015, d’un poste sur quatre dans la santé et l’éducation !) ; la fin de la carte scolaire ; la liberté d’implantation des écoles privées ; la poursuite de la loi Fillon contre la protection sociale et la suppression des régimes spéciaux ; de nouvelles exonérations de cotisations patronales… *- C’est la chasse aux immigrés et le pillage des compétences dans les pays pauvres. *

- C’est la soumission à l’Europe libérale et aux États-Unis, avec la proposition d’un « mini-traité » sauvegardant les institutions et les politiques libérales de l’Union européenne et la dénonciation devant Bush de « l’arrogance française » – sans doute au nom de la défense de « l’identité nationale »…

Et toutes ces propositions ont été ponctuées au fil de cette campagne de discours recyclant directement ceux de Le Pen – la « racaille », le « Kärcher », « La France, aimez-la ou quittez-la », la pédophilie inscrite dans les gènes, etc., etc. –, de mises au point revendiquant haut et fort la volonté de capter l’électorat lepéniste, au point que l’hypothèse d’une alliance entre la droite et l’extrême droite a été ouvertement évoquée, qui pourrait aller jusqu’à la présence de ministres du Front national dans un futur gouvernement.

Ensemble, nous avons la responsabilité d’empêcher qu’un tel homme, qu’une telle politique s’applique avec tant de violence à notre nation. Les législatives : C’est voter "pour" la politique que vous voulez !

Beaucoup d’électrices et d’électeurs ont voté « utile » dés le premier tour par peur d’un nouveau 21 avril. Animé-es par des réflexions stratégiques plus que politiques, beaucoup se sont vus privés du débat, du choix de société auquel ils étaient confrontés : emplois, salaires, sauvegarde de notre système de solidarité nationale, orientation européenne et actions face à la mondialisation dévastatrice, aucun des deux candidats n’a su nous montrer clairement ses choix pour la France.

Les législatives sont une élection d’autant plus déterminante : nous pourrons choisir la politique que nous voulons. Nous pourrons élire les représentants de ce que nous voulons - au plus près de nous dans les circonscriptions - : ces élus sont ceux qui proposent, discutent et votent les lois qui feront la France de demain.

Sortis du piège du bipartisme et des présidentielles, ils pourront porter nos éxigences à l’assemblée nationale.

Notre pays en a assez de l’injustice sociale, des bas salaires, de la crise du logement, des reculs du droit du travail.

Les élections législatives permettront d’affirmer clairement la volonté d’une gauche décidée à rompre avec le libéralisme, à s’engager pour les droits sociaux et démocratiques, à porter l’espoir du progrès social.

lundi 23 avril 2007

Déclaration de Marie-George Buffet consécutive au 1er tour des élections présidentielles

Meeting_Avion__02_021_bis.jpgEn battant tous les scores de participation sous la 5ème République, notre peuple vient de montrer l’importance capitale qu’il donnait à ce scrutin manifestement dominé par une question centrale : pour ou contre Nicolas Sarkozy.

Exacerbé par le présidentialisme et la médiatisation, cet enjeu a dominé tous les autres. A gauche, le dramatique danger de voir l’emporter une coalition de la droite et de l’extrême droite a produit un véritable effet de souffle du vote dit « utile » qui a joué massivement en faveur de Ségolène Royal, et même pour une part de François Bayrou. Il a particulièrement joué sur les électrices et électeurs les plus déterminés à faire gagner la gauche, et notamment un grand nombre d’électrices et d’électeurs communistes. Ces résultats ne sauraient traduire l’audience réelle du Parti communiste dans notre pays.

Nicolas Sarkozy est un homme dangereux qui a délibérément choisi de reprendre les thèses insupportables du Front National afin de devenir le candidat de la droite et de l’extrême droite. Il doit absolument être battu. Lucide sur les insuffisances et les ambiguïtés du programme de la candidate socialiste, j’appelle sans hésitation tous les hommes et toutes les femmes de gauche, toutes et tous les démocrates, à voter et faire voter le 6 mai Ségolène Royal.

Je lance cet appel avec d’autant plus de force que la situation est difficile. Avec moins de 40% des suffrages exprimés, la gauche réalise un de ses plus bas scores sous la 5ème République.

J’appelle les communistes, toutes celles et tous ceux qui, dans leurs diversités, ont fait avec moi une campagne magnifique de mobilisation et de détermination, à ne pas relâcher leur effort.

Jusqu’au 6 mai, il nous faut tout faire pour battre Nicolas Sarkozy. C’est vital pour notre peuple qui subirait sans cela, durant cinq ans, la politique ultra-libérale d’une droite décidée à en finir une fois pour toutes avec notre système social.

Ce que je veux dire, enfin, c’est que malgré ce résultat évidemment très loin de nos espérances, nous avons mené un beau combat. Jamais nous n’avons voulu céder à ces discours selon lesquels il ne serait pas possible, en France, de changer les choses en grand.

Tout au long de la campagne, j’ai pu mesurer combien les attentes qui se sont manifestées puissamment dans les luttes contre les réformes Raffarin, dans la campagne contre la constitution libérale de l’Europe ou pour arracher le retrait du CPE sont toujours présentes et attendent des réponses de la gauche.

Pendant toutes ces semaines, les militantes et militants communistes, les nombreux élus qui m’ont soutenu, les acteurs et actrices du mouvement social, les hommes et les femmes qui furent à nos côtés pendant cette campagne, ont montré une grande résolution à faire gagner en France les idées de progrès social et d’humanité.

Ces idées là, quoi que l’on nous dira ces prochaines semaines, sont et resteront toujours vivaces. Et le Parti communiste sera toujours là pour les relayer, les renforcer dans les luttes, les porter aux côtés de tous les hommes et femmes de France qui aujourd’hui rêvent d’une vie enfin meilleure.

Je veux le redire ici. Il n’y en France aucune fatalité au chômage, à la misère, à la vie telle que l’on veut nous l’imposer. Alors continuons le combat, dès demain pour battre la droite et pour imposer aux élections législatives, dans quelques semaines, le changement dont notre pays a besoin.

jeudi 19 avril 2007

UN APPEL "CHEMINOTS" COMPARATIF DE PATRICK, PIERRE, THIERRY ET LES AUTRES.....qui ayant pris connaissance des différents programmes ont décidé d’appeler à voter M.G. Buffet !!!

Fret_SNCF_1.jpgComparaison des programmes des candidats à la présidentielle de 2007, appliqués aux cheminots.

Le 22 Avril prochain les citoyens français auront à s’exprimer sur le choix d’un(e) futur(e) président(e) de la république et sur le programme qu’il ou elle proposera aux français.

Les Cheminots dans cette campagne se doivent durant cette période d’être attentifs aux propositions de chacun.

Il aurait du être assez simple de faire un choix parmi les candidats. Chacun votant pour son intérêt personnel, la somme des intérêts créant l'intérêt général.

Ainsi, les cheminots devraient voter dans l'intérêt des cheminots, or cela n'est pas si simple et ils nous arrivent de-ci, delà d’entendre des collègues dire qu’ils voteront : Sarkozy, Le Pen, de Villiers ou Bayrou, ou d’autres …

Beaucoup de candidats privilégient la posture médiatique, se gardant bien de dire aux cheminots à quelle sauce ils seraient dévorés, au cas où ils seraient élus.

Il est ainsi très difficile de s’y retrouver dans les circonvolutions médiatiques et les discours de chacun, beaucoup essayant de ratisser très large, tentant d'attirer l'adhésion sur certains points du programme, sans préciser le reste.

Cela explique en partie pourquoi il y a encore à ce jour autant d'indécis.

Pour essayer d’y voir plus clair, nous nous sommes essayés au dur exercice de la comparaison des programmes. Nous avons publié un tableau qui précise les intentions des candidats envers les cheminots. La méthode utilisée a consisté à croiser les déclarations des candidats, leurs programmes ainsi que les plates-formes politiques de leur parti, ensuite de ramener ses intentions à un terme très clair qui soit vraiment une réponse aux questions que l'on peut légitimement se poser.

Cheminots_mat_01.jpgIl est bien entendu, que les candidats sont parfois imprécis. Ainsi, quelle forme doit prendre « le service minimum » et de quelle mesure sera-t-il accompagné. Aucun bien sûr ne préconise la fin du droit de grève, ce qui serait anticonstitutionnel, mais les barrières que l'on émettra par exemple comme en Angleterre auront le même effet. Ainsi le terme « suppression » a été préféré au terme « service minimum » qui d'ailleurs existe déjà sous la forme du plan d'urgence.

Il nous semble également évident au regard des différents programmes de mettre en garde sur une analyse simpliste de notre tableau. En effet, les programmes de Buffet, Besancenot et Bové ne sont pas identiques et divergent en bien des points, mais sur les sujets se rapportant aux cheminots de nombreux points peuvent sembler identiques.

Il est a signaler que la Fédération CGT des cheminots a contacté les « états-majors » des candidats pour qu'ils répondent à 6 thèmes précis : Avenir Service Public, Fret, emplois retraite, salaire …, Europe ferroviaire, transport public, dialogue social et droit de grève. A ce jour seul les candidats : Dominique Voynet, Olivier Besancenot et Marie-Georges Buffet y ont répondu.

Certains se sont bien gardés d'y donner suite, aussi si des militants ou des politiciens estimaient que les termes utilisés étaient inappropriés, nous serions très heureux de bénéficier de leur lumière et enfin d'obtenir des réponses à nos questions. Éventuellement, nous ferons évoluer le tableau ci-joint.

Patrick Delfosse, Pierre Hameaux, Thierry Blavoet

(Qui ayant pris connaissance des différents programmes ont décidé d’appeler à voter M.G. Buffet)

Lille le 12 Avril 2007

ÉTAT COMPARATIF DES CANDIDATS

dimanche 15 avril 2007

TRANSFORMER VOTRE « NON AU TRAITE CONSTITUTIONNEL EUROPEEN EN UN VOTE UTILE ET EFFICACE ». VOTEZ POUR VOUS ! VOTEZ MARIE GEORGE BUFFET !!!

Image_014.jpgC’est à la limite de l’insupportable. Les stratégies et les tactiques politiciennes de quelques showmans de la politique à quelques jours du 22 Avril nous démontrent qu’ils n’ont pas envie que les choses changent pour chacun d’entre nous.

Les peurs, les émotions, les doutes et les pressions de toutes sortes se multiplient loin d’éclairer sur les attentes sociales concrètes, loin des angoisses comme les délocalisations, la précarité ou les licenciements face aux quelles de nombreuses familles modestes doivent faire face. Le « tout sauf Sarkozy » cache un Bayrou de secours jouant les sirènes d’une gauche renonçant à son envie de changement pourtant indispensable immédiatement.

Ne tombons pas dans cette mélasse qui nous éloigne des solutions possibles pour les rendre impossible !!!

Si ce n’est le rideau de fumée de la dette publique pour vous dire « n’en demander pas trop ou oublier vos espérances » il n’y a pas eu de débats contradictoires pour tenter de vous éclairer sur les enjeux et les possibles. Hors, dans les rencontres de quartiers ou dans les entreprises nous vous avons rencontré. Vous êtes intéressés par cette campagne. Mais, vous ne nous parlez pas de ces manœuvres mais de pouvoir d’achat, de contrat de travail, de retraite, de protection sociale ou de services publics.

Vous avez pour la plus part voté « NON » au référendum sur le traité constitutionnel !

Les médias l’ont compris et les instituts de sondages n’ont pas hésité à préformater ce que vous deviez penser. Leur objectif entre autres est toujours le même ne pas démasquer leur fuite en avant au service des grands groupes financiers vers une Europe de la concurrence libre et non faussée entrant en contradiction avec la nécessité d’une Europe sociale, humaine et démocratique. Europe qui respecterait les conditions de vie de chacun d’entre nous !!!

Oui, n’oubliez pas votre « NON du 29 Mai 2005 », un NON constructif résolument à gauche.

Renforcer cette idée en vous appuyant sur une candidate d’expérience qui a, à plusieurs reprises, démontré sa volonté de rassembler en donnant par exemple aux autres de son temps de parole pour que les vraies questions sociales soient abordées.

Oui, Marie George Buffet, une candidate de gauche populaire et antilibérale. Oui, une candidate Marie George Buffet qui est membre du Parti Communiste Français mais qui a construit sa campagne avec des femmes et des hommes engagés d’horizons différents et de responsabilités différentes.

Oui, une candidate Marie George Buffet qui porte en espoir l’envie d’une gauche qui n’oublie pas ses responsabilités et qui ne veut plus décevoir !!!

Oui, une candidate Marie George Buffet qui représente la possibilité de construire une vie meilleure pour chacun !!!

Pierre CHERET

Cheminot retraité

jeudi 29 mars 2007

APPEL A VOTER MARIE GEORGE BUFFET

Logo_Appel___voter.jpgLE DIMANCHE 22 AVRIL 2007, JE VOTE ET J'APPELLE À VOTER POUR MARIE-GEORGE BUFFET

''Pour confirmer votre APPEL, cliquer sur le mot "APPEL" ci-contre, copier et coller cette phrase ci-dessus dans la case commentaire ci-dessous en laissant votre nom, votre prénom et votre email ou envoyer un email à:"

Bercy_D_Le_Reste.jpgcheminots5962.gauchepopulaire@laposte.net

mercredi 28 mars 2007

VOTEZ TRES UTILEMENT POUR VOUS, VOTEZ MARIE GEORGE BUFFET : Je veux avec vous une gauche qui réveille l’espoir dès le 1er tour pour ne pas être déçu par elle après le 2ème tour !!! »

bayrou2secours.jpgVoter par défaut au 1er tour pour quelqu'un qui ne répond pas à tes espoirs c'est voter en acceptant que ton attente forte pour améliorer ta vie et celle de tes proches ne se réalisera pas. Résignation et abandon ne forment pas une espérance !

Résumer son vote à battre les candidats de droite sans vouloir réussir à gauche sur les salaires, pour les retraites, pour une santé publique de haut niveau accessible à tous , pour la qualité des services publics, pour une construction humaine, sociale et démocratique de l'Europe, pour des lois empêchant les dérèglementations et les délocalisations, pour une autre utilisation de l'argent c'est comme si j'acceptais définitivement de me soumettre au moins pire. Moins pire qui déçoit et deviendra intenable....qui laissera de nouveau la voie libre à la droite, aux forces capitalistes. Si la candidate Royal veut plus de voix ne devrait-elle pas s'interroger sur les imprécisions de ses propositions qui conduisent des électeurs à ne choisir que sur les effets d'apparence ou de choisir par peur celui qui pourrait battre Sarkozy.

Tirer les leçons du 21 Avril 2002 c'est ne pas oublier que c'est d'abord le rejet, les colères exprimées contre la gauche plurielle. C'est l'abstention comme mode de vote pour sanctionner et ne pas voter à droite ou Le Pen ou extrême gauche qui a construit les résultats du 1er tour et a fait disparaitre au 2ème tour le candidat de gauche.

L'insuffisance de débats et de confrontations sur les programmes risquent une nouvelle fois de créer des surprises dans l'expression des votes. Les médias ont encore joué un mauvais rôle, quasiment antidémocratique désignant à l'avance les candidats qui leur convenaient.

Vous l'avez remarqué comme moi, Marie George Buffet est la seule candidate à qui on rabâche la question: "comment allez-vous faire si vous en restez à ce niveau dans les sondages?". Rappelez-vous "Jospin" annoncé à 26 et résultat à 16 ! La fiabilité des sondages maintenant on connait et cela ne sera pas ça qui fera le résultats pour changer nos vies !!!!

Nos portes à portes, nos initiatives de terrain, nos têtes, nos jambes restent d'excellents instruments pour mesurer ce qui se passe réellement sur le terrain afin de gagner au vote le plus utile pour la population. Poursuivre à amplifier cet engagement est indispensable pour éviter ces croches pieds. 2500 voix au meeting d'Avion et pas un mot sur FR3 et FR2 national. Mais 2500 "médias populaires" repartis chez eux gonflés à bloc pour convaincre sur le vote le plus utile à chacun d'entre nous !!!

Oui, Je veux avec vous une gauche qui réveille l’espoir dès le 1er tour pour ne pas être déçu par elle après le 2ème tour !!! Je voterai Marie George Buffet sans état d'âmes avec la ferme conviction que je rendrai service à la gauche toute entière.

AG_Section_230606_045.jpgPierre CHERET Cheminot retraité

samedi 17 mars 2007

AVION - 62 - MEETING A 2500 VOIX - LILLE - 59 - MEETING 10 AVRIL - UN ZENITH A 5000 C'EST POSSIBLE !!! INSCRIVEZ-VOUS!!!

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mercredi 14 mars 2007

MARIE GEORGE ENFIN à la TELE

CSA.jpg Media : traitement inégal des temps de parole des différents candidats

Cliquer sur l'image CSA à gauche

Les conditions dans lesquelles les grands média rendent compte de la campagne présidentielle ne donnent pas à nos concitoyens les éléments de connaissance nécessaires à une information réellement pluraliste qui respecte la diversité des courants d’opinions concourant à la démocratie.

dimanche 11 mars 2007

3.500 milliards de dollars : les milliardaires continuent de prospérer !

Picsou.jpgLe débat sur « l’argent » prend une drôle de tournure dans cette campagne électorale. On nous invite non pas à nous interroger sur les inégalités , sur ceux qui possèdent et ceux qui n’ont rien. La bulle médiatique , considérant sans doute la richesse comme un phénomène naturel , s’inquiète d’abord de connaître la face cachée des patrimoines des prétendants à l’Elysée , sans d’ailleurs s’interroger sur leur proximité avec celles et ceux qu’ils sont sensés représenter.

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vendredi 2 mars 2007

Les cheminotes et les cheminots du Nord-Pas-De-Calais appellent à voter pour Marie-George Buffet

Cheminots_MGB.jpg

LE DIMANCHE 22 AVRIL 2007, JE VOTE ET J'APPELLE À VOTER POUR MARIE-GEORGE BUFFET

Les cheminotes et les cheminots du Nord-Pas-De-Calais appellent à voter pour Marie-George Buffet

Les cheminotes et les cheminots du Nord-Pas-De-Calais, comme l'ensemble des citoyennes et des citoyens, sont confrontés à la violence des pratiques libérales qui remettent systématiquement en cause les services publics et les acquis sociaux et démocratiques.

Pour la population, elles sont dramatiques : chômage, précarité, pollution, recul des tarifs sociaux et de l'accès au train…

Cheminots_MGB_01.jpg

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MARIE GEORGE BUFFET S'EXPLIQUE

REFUSONS LES MENSONGES SUR LES REGIMES SPECIAUX

Ces dernières semaines ont été marquées par une offensive de la droite libérale sur le thème « …les régimes spéciaux de retraite ont échappé à la réforme de 2003… les droits acquis sont à l’origine des déficits… c’est le contribuable qui paie… il faut réformer ces régimes ! ». À quoi peut bien servir cette agitation politico-médiatique ? À qui profiterait le crime ?

RETR_04.jpg

Nous verrons dans ce dossier (en complément de celui de septembre) que ce discours très libéral est conçu pour entretenir la confusion dans la tête des salariés (qui paie quoi ?), donner l’illusion que l’alignement des uns (par le bas) serait de nature à sauver le système des autres, le tout sur fond d’échec de la réforme Fillon de 2003: le déficit de la branche vieillesse de la Sécu est estimé à 2,2 milliards d’euros pour 2006 contre 1,9 en 2005 et d’autres reculs sociaux sont programmés pour 2008 !

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